Les Français et les boissons : toute une histoire !

FRANCE, 30 septembre 2013 (Toute la diététique !)

La dimension émotionnelle des boissons est un domaine encore peu exploré. L'Institut Européen de l'Hydratation a souhaité en savoir plus en révélant dans le cadre des Entretiens de Bichat une enquête Harris Interactive inédite sur les perceptions et les habitudes de consommation des Français en terme d'hydratation. Boire ne répond pas uniquement à une simple nécessité physiologique, le choix d'une boisson est porteur d'une véritable dimension sociale et culturelle : c'est ce qui ressort de cette enquête aux résultats… parfois surprenants !

Deux Français sur trois placent l'hydratation au premier plan de leurs priorités nutrition
Le fait de boire 1,5 litre par jour passe spontanément devant les autres recommandations hygiéno-diététiques auxquelles les Français ont été sensibilisés ces dernières années, c'est l'étonnant constat de l'enquête.

« Il y a là une vraie prise de conscience de l'importance de l'hydratation qui ne répond pas simplement à un besoin vital mais s'inscrit aussi dans le bien-être général », commente le Dr. Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition de l'Institut Pasteur de Lille.

L'eau est perçue comme une boisson « fonctionnelle »

L'eau est la boisson la plus indiquée aux yeux des Français pour se désaltérer (pour 81% d'entre eux), faire du sport (68%) et prendre soin de son corps (65%). Elle est rattachée au bien-être sans cependant être liée à une émotion particulière.

Le saviez-vous ?

Les apports hydriques journaliers adéquats identifiés par les experts de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) sont de 2 litres chez la femme adulte et 2,5 litres chez l'homme adulte, à répartir entre l'eau contenue dans tous les aliments et les boissons. 

70 à 80% des apports hydriques proviennent des boissons, or en France, seul 1 adulte sur 4 atteint le repère de 1,5 litre de boissons par jour. (source CREDOC enquête CCAF 2010).

Les boissons fraîches évoquent les vacances...

Lorsqu'il s'agit d'évoquer les vacances, les boissons rafraîchissantes sans alcool sont les premières citées (30%) devant la bière/vin (26%) et les jus de fruits/smoothie (20%)...

...tandis que les boissons chaudes évoquent les moments cocon

Pour se réconforter, les Français émettent une forte préférence pour les boissons chaudes le chocolat chaud, (22%), mais aussi le café (17%), le thé et la tisane (15%). Le chocolat chaud (42%) évoque immanquablement l'enfance à la manière d'une madeleine de Proust, loin devant le lait (22%).

L'alcool et la fête

Les Français associent nettement l'alcool fort, le vin et la bière à la fête (83%) et la convivialité (63%).

Les boissons ont-elles un sexe ?

Les résultats peuvent révéler de vraies différences selon le genre. Ainsi pour se détendre, les femmes privilégient avant tout le thé et la tisane (33%) contre la bière et le vin (28%) pour les hommes.

« Ce résultat peut s'expliquer par des préoccupations diététiques supérieures chez la femme », commente Louis Mathiot, sociologue de l'alimentation.

Les 15-24 ans boivent - aussi - du thé !

L'univers d'évocation des boissons des 15-24 ans est largement positif et ne place pas l'alcool au premier plan lorsqu'il s'agit de partager un moment de convivialité : les boissons rafraîchissantes (41%), associées au plaisir et à la détente, y figurent en bonne place. Surprise : Le thé ou la tisane sont également évoqués pour se détendre (38%), preuve d'une vraie diversité dans les choix des jeunes ! « Pour l'adolescent, la diversité des boissons accompagne bien la diversité des moments de consommation », commente le Dr. Lecerf.

La fonction symbolique des boissons révélées dans cette enquête

« Ce que l'on boit n'est pas un hasard, on choisit de boire ce que l'on aime. L'apport des boissons va au-delà du besoin nutritionnel et n'est pas accessoire dans les émotions reçues. C'est le premier enseignement de cette enquête », conclut Louis Mathiot.

Pour de plus amples informations, consulter l'enquête complète Harris Interactive et l'intervention du Dr Jean-Michel Lecerf et Louis Mathiot lors des Entretiens de Bichat 2013.